Au Trocadéro, retour à la case travail pour Nicolas Sarkozy

 

Et la France qui ne fête habituellement pas le travail le 1er mai sortit dans la rue. Mardi, Nicolas Sarkozy a organisé sa «vraie fête du travail» en forme de réplique au traditionnel cortège syndical. Devant une marée de drapeaux tricolores et la tour Eiffel - «symbole fort du travail» pour Nadine Morano - le candidat UMP a lancé un appel en direction des syndicats qu’il a conspué au cours des dernières semaines: «posez le drapeau rouge et servez la France!».


Tout au long de son discours, Nicolas Sarkozy a plaidé pour un «nouveau modèle social», sur la base de ses propositions, et a revendiqué un droit à parler au nom des travailleurs, retrouvant des échos de sa campagne de 2007. «La France du travail n’a pas à s’excuser pour son patrimoine, son mérite. Ce qu’elle possède, la France du travail, elle l’a gagné», clame-t-il, soulevant l’enthousiasme de dizaines de milliers de sympathisants.

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«Il y a des gens qui travaillent 35 h et d’autres, comme moi, qui bossent 50h»

Parmi eux, Catherine, 72 ans, retraitée. «Enfin, je suis femme de marin, je n’ai jamais travaillé.» Ce qui ne l’empêche pas d’avoir un avis sur le «vrai travail»: «il faut donner envie d’entreprendre, pas de vivre sur le dos des Assedic.» Plus loin, Gustave, professeur de médecine, est conquis. Fonctionnaire, il ne se sent pourtant pas visé par les récentes attaques de Nicolas Sarkozy contre les salariés qui profitent d’un statut. «Moi, je ne suis pas protégé. Dans mon service, il y a des gens qui travaillent 35h et d’autres, comme moi, qui bossent 50h, c’est un problème


«Il reste trois jours pour expliquer»

A ses côtés, Maxime, 24 ans, étudiant dans une école de commerce de Paris, a trouvé Nicolas Sarkozy «inspiré». «C’est le meilleur pour parler du travail, une valeur pas forcément de droite.» Mais il reste «mitigé» sur les portées d’un discours dans lequel aucune nouvelle proposition n’est faite. Et de fait, la manifestation du Trocadéro a surtout été une démonstration de force et un  appel à la mobilisation. «Il reste trois jours pour expliquer, (...) pour gagner», conclut Nicolas Sarkozy. Maxime quitte la place et glisse, en référence au débat: «c’est demain qu’il pourra faire la différence».

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