Conférence de Presse de François Hollande du 25 Avril 2012

 

15h12. Hollande et sa conférence de presse pour «s'adresser aux Français».

«Je voulais m'adresser en ce début de campagne de second tour aux Français», explique le candidat du PS. Pourquoi avoir choisi la formule de la conférence de presse? «La conférence de presse que nous tenons aujourd'hui pourrait être un rendez-vous régulier, si les Français m'en donnent mandat, pour rendre compte de l'action menée» par le gouvernement.

 

15h15. Hollande tire le bilan du premier tour.

Le candidat socialiste se félicite à la fois du bon taux de participation et de son propre score, «meilleur» score pour un socialiste au premier tour à l'exception de François Mitterrand en 1998. Il salue également le bon score de la gauche. Voilà qui signe, selon lui, «l'échec» du Nicolas Sarkozy : «Jamais un président sortant, candidat à sa propre réélection, ne s'était retrouvé dans ce cas de figure (NDLR : deuxième au premier tour) ». Autre message de ce scrutin, selon François Hollande, le niveau élevé du score du Front national. «Les explications sont nombreuses.» «Les promesses non tenues» de Nicolas Sarkozy en sont en partie responsables, accuse une nouvelle fois le candidat PS.
 

 

15h18. Hollande et les «exigences» pour le prochain président.


«Il y a une volonté de changement aujourd'hui qui s'exprime et mon devoir c'est de la traduire», affirme le candidat du PS au cours de sa conférence de presse. «J'ai mesuré les souffrances à travers cette campagne», assure celui qui s'est déclaré candidat il y a plus d'un an. Il y aura, assure-t-il «une exigence d'efficacité pour le prochain président». «Ce qu'il dira devra avoir des traductions concrètes», prévient François Hollande pour qui il y aura également «une exigence de vérité», «une exigence de justice», «une exigence d'exemplarité pour que chaque citoyen se trouve considéré, respecté», «une exigence aussi d'espérance : notre pays a besoin de se retrouver sur une cause».

 

15h20. Hollande veut «une victoire du changement dans tous les domaines».


« Notre pays a besoin de se retrouver sur une cause qui permet à chacun de se rassembler. Il faut que l'élection soit une victoire pour la France, pour son redressement, économique et moral. Cette victoire doit aussi être une victoire du changement dans tous les domaines : non-cumul des mandats, la proportionnelle, davantage d'indépendance de la justice, des changements dans la vie économique et sociale, dans l'organisation de l’État ».

 

15h25. Hollande : «Cette victoire doit être celle d'une Europe nouvelle.»


«Je suis européen, tout mon engagement s'est construit autour du projet européen», rappelle le candidat PS lors de sa conférence de presse. «Les Français sont majoritairement européens, mais ils attendent que l'Europe leur offre des promesses de progrès, de solidarité, de protection. C'est au nom de cette promesse que j'ai annoncé ce que serait mon attitude si les Français me choisissent. Je renégocierai le traité signé par le président sortant. Je suis un partisan du sérieux budgétaire mais en même temps, la France ne retrouvera sa place que si elle est capable d’infléchir le cours de la construction européenne, d’investir dans la croissance et de l'emploi. »

 
   

 

15h28. Hollande sur l'Europe : «Beaucoup de chefs d'Etat ou de gouvernement attendent le deuxième tour pour ouvrir des discussions.»


Selon le candidat PS, «avant le premier tour, les chefs de gouvernement commençaient à dire que ce que je portais, l'ambition d'une croissance, était un moyen plus efficace d'obtenir la réduction de la dette et des déficits. Au lendemain du premier tour, le résultat a libéré d'autres paroles.» Il salue notamment la position du président de la banque centrale européenne, Mario Draghi, qui «vient lui-même de dire qu'il fallait compléter le pacte budgétaire par un pacte de croissance».

 
   

 

15h27. Hollande : «Au lendemain du scrutin, si j'en ai reçu mandat, j'adresserai un mémorandum aux chefs d’Etat sur la renégociation du traité».

 Lors de sa conférence de presse, le candidat PS indique que ce mémorandum comportera quatre points :

«la création d'eurobonds, non pas pour mutualiser les dettes mais pour financer des projets» ;

«libérer davantage de possibilités de financement de la banque européenne d'investissement» ;

«la création d'une taxe sur les transactions financières» ;

«mobiliser tous les reliquats des fonds structurels européens non-utilisés pour accompagner un certain nombre de projets».

 
   

 

15h35. La fameuse promesse de la conférence de presse.

Comme le candidat Sarkozy l'avait fait en 2007,

François Hollande promet qu'il tiendra, s'il est élu, régulièrement des conférences de presse. Alors qu'un journaliste souligne que l'actuel président ne s'est pas plié à l'exercice au cours de son quinquennat en dépit de sa promesse, le candidat socialiste assure : «Vous me rappellerez à ma promesse, si d'aventure je l'oubliais en chemin.» Aussitôt, il précise que «ça se fera dans un lieu neutre». Il n'y a pas, selon lui, «de raison qu'il y ait un domicile pour accueillir les journalistes».

 
   

 

15h38. Hollande confirme sa position sur le droit de vote des étrangers.

«Je l'ai inscrit parmi les 60 engagements. C'était vrai avant le premier tour, ça l'est encore après. Je ne vais pas changer mes propositions en fonction d'un résultat de premier tour.»

En savoir plus : Hollande envisage une réforme pour 2013

 
   

 

 15h40. Hollande accepte d'être jugé sur sa promesse d'inverser la courbe du chômage. 

Le candidat PS est interrogé lors de sa conférence de presse sur sa promesse :

« J'inverserai la courbe du chômage ».

 « J'accepterai d'être jugé sur cette promesse. Nicolas Sarkozy avait dit qu'il considèrerait comme un échec si le chômage n'était pas à 5% à la fin de son mandat. Vous lui poserez la question...» lance François Hollande, en référence à la promesse du candidat UMP en 2007. «Le prochain mandat doit en effet permettre d'inverser la courbe, affirme le candidat PS. Le monde connaît une croissance élevé, les pays émergents mais pas seulement. Cet objectif là est possible. Si nous avons de la croissance, il y aura des emplois.»

 
   

 

5h47. Quid du coup de pouce au Smic ?

François Hollande convient qu'il faudra tenir compte du contexte économique pour ne pas mettre en difficulté les petites et moyennes entreprises, notamment. «Pour éviter qu'il y ait cette discussion rituelle, chaque année, j'ai proposé un dispositif nouveau, poursuit le candidat du PS, non seulement le Smic sera indexé au prix, mais à une part de la croissance.»

 
   

 

6h11. Débat : Hollande prédit des échanges «rugueux» avec Sarkozy.

 «Je n'ai pas compris pourquoi il en fallait deux avant le premier tour, trois après.» «Rien ne doit être dissimulé, caché, méconnu pour les Français» précise François Hollande qui indique qu'il se prépare à ce débat «en lisant ce que dit le candidat sortant, en préparant ce que j'ai voulu moi-même comme engagement auprès des Français». S'il prédit que les échanges seront «animés», «rugueux», il souhaite néanmoins que la discussion soit de bon niveau.

 
   

 

16h20. Hollande et les électeurs FN : «Je ne dois pas les laisser de côté.»

« Je m'adresse à tous les électeurs, d'abord à ceux qui ont voté à gauche. Je dois porter leur message. Mais je m'adresse aussi à ceux qui s'interrogent pour le second tour, notamment ceux de François Bayrou, qui sont attachés à la moralisation de la vie politique. Mais il y a aussi les électeurs du FN. Sur l'immigration, j'ai dit ce que j'avais à dire. Je m’adresse à ceux qui ont fait le choix et qui l'ont fait par colère, par frustration, souvent des ouvriers, des employés, à ceux qui connaissent le chômage. Et quand vous regardez une carte sur le vote FN et une sur le chômage, vous avez parfois coïncidence. Je ne dois pas les laisser de côté. »

 
   

 

16h38. Hollande à Tulle le soir du second tour.

«Le soir du 6 mai et quel que soit le sort qui me sera réservé, je serai à Tulle. Et il y a des établissements qui pourront me recevoir, et sans danger quant à leur niveau de luxe», glisse François Hollande, en référence à son rival de l'UMP qui avait, lui, choisi le Fouquet's, à Paris, pour célébrer sa victoire.

 
   

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Date de dernière mise à jour : 2012-04-28

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